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 MIYU + somebody shine a light

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sujet chat sauvage
« DATE D'INSCRIPTION : 13/08/2015
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MessageSujet: MIYU + somebody shine a light   Lun 21 Sep - 16:20

Miyu Komatsu
feat Keiko Kitagawa


NOM » Komatsu, oui oui comme dans le manga Nana. En même temps, elle est japonaise, ça parait logique...
PRÉNOM » Miyu.
DATE DE NAISSANCE » 23 juin 1988, ce qui lui donne 27 ans maintenant.
LIEU DE NAISSANCE » Kyoto au Japon.
STATUT CIVIL »  Amoureuse de l'agent chargé de la surveiller. Une relation pas vraiment approuvée dans l'enceinte. Et secrète pour le coup.
MÉTIER/ÉTUDE »  On lui dit qu'elle est un agent de l'organisation maintenant, mais elle a surtout l'impression d'être leur petit toutou. Elle sait pas encore quelle perspective d'avenir elle peut avoir avec ça. Chien de garde ?
TRAITS DE CARACTÈRE » Combattante + Courageuse + Débrouillarde + Rancunière + Maternelle + Loyale + Têtue + Fiable + Possessive
RACE » Plus vraiment humaine depuis qu'elle est devenue un cobaye.

Elle lit énormément. Une passion qu'elle s'est découverte durant ses trois dernières années. Elle ne lisait pas beaucoup avant, mais quand on est dans une chambre seule avec juste une fenêtre, on prend vite ce qui nous tombe sous la main. Aujourd'hui, elle profite toujours de ses missions pour trouver d'autres livres. Ou alors, c'est John qui lui en ramène. » Elle porte toujours autour du cou, un collier. C'est médaillon qui s'ouvre où elle a glissé une photo de sa sœur. C'est l'un des rares objets personnels qu'elle a gardé avec elle en entrant dans l'organisation. » Elle a bien du mal à faire confiance en l'être humain. Quand on voit l'organisation ou ses parents, elle se dit que finalement, le mal est partout. Mais elle a finit par réapprendre à faire confiance en rencontrant John. Elle a parfois l'impression d'être tombée sur la perle de l'espèce humaine. » Elle adore les cheesecakes. Elle a découvert ça en arrivant aux Etats-Unis et depuis, elle a bien du mal à s'en passer. Mais depuis que l'organisation l'a attrapée, elle en mange bien moins, malheureusement. » Elle parle parfaitement bien anglais, et sans accent. Elle était déjà douée à l'école pour cette langue quand elle vivait au Japon, mais depuis qu'elle vit ici, c'est encore mieux. Elle la parle presque aussi bien que sa langue maternelle. Mais il n'est pas rare que son japonais natal revienne de temps en temps. » Elle n'avait jamais pensé à avoir une famille. Et n'en voulait pas, surtout pas avec l'exemple que la sienne lui a donné. Mais maintenant, elle se surprend à rêver d'une grande maison où elle vivrait avec Jonathan et ce bébé qu'elle avait peine pu entrapercevoir. Un jour peut-être... » Elle n'a pas pu savoir si son bébé était une fille ou un garçon. Pourtant, elle ne peut pas se retenir de lui chercher un prénom malgré tout. Si c'est une fille, se serait Risa, comme sa sœur disparu. Pour un garçon, elle hésites beaucoup. Hiro, en japonais, mais elle aime aussi énormément le prénom Théo. » Elle entortille très souvent une mèche de cheveux autour de son doigt. Quand elle est stressée, quand elle réfléchit, quand elle s’ennuie. Tout les prétextes sont bons. » Elle est allergique aux fraises. Une torture pour elle quand elle était enfant. Elle rêvait d'en manger. Mais il suffirait d'une bouchée pour que ses voies respiratoires gonfles et bloque tout entrée d'air dans les poumons. Il vaut mieux donc éviter. » Elle possède un tatouage sur la cheville droite. Une branche de cerisier japonais en fleur. Elle se l'ai fait il y a bien longtemps, alors qu'elle tentait encore d'attirer une attention parentale sur elle.

Once Upon a Time

Comment vous êtes vous retrouvé au sein de l'organisation ? » Parce que j'ai été assez stupide pour me faire choper en train de voler. Plusieurs fois. Du coup, on a fini par me laisser le choix, soit je devenait un cobaye, soit j'allais en prison. Le choix a été plutôt facile sur l'instant. Mais maintenant, je me dis que j'aurais peut-être du y réfléchir un peu plus longtemps. Quel type de changeur a été utilisé pour vos expérimentations et quels pouvoirs en a découler ? » Un chat sauvage. Donc un peu plus dangereux qu'un chat domestique, mais pas autant qu'un tigre ou une panthère. Du coup j'ai développé une vision nocturne accrue, on peut dire que je suis totalement nyctalope. Et j'ai aussi une incroyable agilité maintenant. Je peux grimper presque tout et quand je saute, j’atterris plus souplement que jamais. A côté, je suis devenue extrêmement possessive, parait que les chats sont territoriaux, bien voilà le résultat... Puis, il y a cette autre particularité bizarre. Deux fois par ans, je deviens une vraie chatte en chaleur, littéralement ! Les scientifiques cherchent à élaborer une hormone pour parer aux problèmes, mais pour l'instant, ils ne peuvent que m'enfermer, pour éviter les dérapages. Ils n'y arrivent pas toujours.  Que pensez-vous de l'organisation ? Y êtes-vous toujours ? » Sincèrement, je rêve d'en partir. Et j'aurais pu, mais si je ne l'ai pas fait, c'est parce que j'ai un bébé, quelques part dans ce nouveau bâtiment. Le jour où je partirais, ce serait avec lui. Mais en attendant, je suis obligée de remplir ses missions horribles qui me font cauchemarder à chaque fois. Heureusement, il y a toujours John.

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MessageSujet: Re: MIYU + somebody shine a light   Lun 21 Sep - 16:22

Tell Me Your Story
I pirouette in the dark. I see the stars throw me


Elle montait, de plus en plus haut. De plus en plus vite. Miyu allait gagner cette course, elle le savait. Elle s'en réjouissait. C'était bien la première qu'elle allait réussir à battre Risa à la course. Plus âgée et plus grande, c'était facile pour elle d'avancer plus vite que sa cadette. Miyu devait faire bien plus d’efforts pour être au moins au même niveau qu'elle. Quand Risa faisait un pas, elle devait en faire un demi de plus. Du coup, elle savourait sa victoire. La joie de gagner la rendait maintenant extatique. Et c'est un pure sourire de bonheur qui apparaît sur son visage de petite fille alors qu'elle arrive en haut de la montagne. Elle ralenti, s'approchant doucement du bord. Elle sait qu'il peut être dangereux d'être là, au bord. C'est prudemment qu'elle jettes donc un œil en contre bas, où la rivière glougloute tranquillement. Bien qu'elle soit plusieurs dizaines de mètres plus vas, Miyu peut entendre son bourdonnement de là où elle est. Elle entend finalement les pas de Risa qui se rapproche. Elle s'écarte du bord, avant de se laisser tomber à terre, faisant mine de s'ennuyer, comme si elle était là depuis très longtemps. Juste pour profiter un peu plus de sa victoire. « Tu t'es arrêtée en route, ou quoi ? » S'exclame-t-elle en affichant un large sourire victorieux. Risa, elle, ne semble pas du tout se réjouir de la victoire de sa jeune sœur. Au contraire, elle préfère bouder dans son coins, allant près du rebord, faisant mine de regarder le paysage. Miyu sait que leurs parents ne vont pas tarder à atteindre le sommet eux aussi. Elle ne veut pas qu'elles soient fâchés quand ils arriveront. C'était sensé être une journée familiale, elle serait gâché si Risa continuait à faire la tête. Ils avaient tellement peu souvent la possibilité de vivre de tel moment, leur père ne cessant de faire des voyages d'affaires aux Etats-Unis. « Oh Risa, pourquoi tu fais la tête ? » Cette dernière se tourne brusquement. « T'as triché ! » Miyu écarquille les yeux. « Bien sur que non ! » « T'es une menteuse ! » C'est là que Risa bouge les pieds, tout en criant. Pas de grand chose. Juste quelques millimètres. Mais cela suffit à la précipité en direction de la rivière. Un cri aiguë, terrifiant, surréaliste brise alors le chant des oiseaux. Ce cri, c'est de la gorge de Miyu qu'il vient de sortir.

Elle appuya encore plus fort ses mains sur ses oreilles comme si cela allait atténuer les cris. Mais ça ne faisait pas grand chose en définitive. De toute façon, elle n'avait pas besoin d'écouter pour savoir ce qui se dit. Ses parents ne font que se déchirer depuis la disparition de Risa. Et son père semble encore plus souvent partir à l'étranger pour le travail qu'avant. Quand à elle... Ils l'oublient. Ou on choisit de ne pas trop penser à cette enfant qui est la seule à être rester. Parfois, Miyu a l'impression qu'ils lui en veulent, qu'ils l'accusent. Comme si c'était elle qui avait poussé Risa d'en haut. Ils ne l'avaient jamais dit non, mais elle pouvait voir leurs regards quand ils osaient enfin posés les yeux sur elle. Deux ans c'était écoulé et rien ne changeait. Rien du tout. Miyu se faisait l'impression d'être une étrangère dans sa propre maison. Ses parents ne la disputaient pas si elle faisait une bêtise. Ne la félicitaient pas non plus quand elle apportait d'excellents bulletins de notes. Ils la nourrissaient et l'habillaient, c'était tout. « Ca suffit ! Tu n'as qu'à partir vivre à l'étranger puisque c'est comme ça. Et tu prends Miyu avec toi. Je ne veux plus d'elle ici. De toute façon, nous ne sommes plus une famille depuis longtemps. » C'était la voix de sa mère qui venait de s'élever au travers des escaliers où elle avait trouvé refuge. Ses mains bougent finalement de ses oreilles à ses yeux. « Je ne peux pas l'emmener avec moi ! Qui s'occupera d'elle ? Je suis toujours en train de travailler moi ! » Et voilà maintenant qu'ils se disputent pour ne pas l'avoir avec eux. Miyu ne peut plus que retenir les sanglots qui la traversent.

Allongée sur son lit, Miyu fixait le plafond de sa toute nouvelle chambre d'un œil morne. Elle était arrivé l'après-midi même à Los Angeles et son père n'était même pas à l'aéroport pour l’accueillir. Avec sa mère, ils étaient parvenus à un accord. Elle, elle avait garder Miyu ses premières années et à ses 13 ans, c'était au tour de son père jusqu'à ses 18 ans. Mais papa ne devait pas être le plus heureux du monde de voir sa fille débarqué dans sa vie de célibataire. C'était la femme de ménage qui avait récupéré l'adolescente et ses bagages à l'aéroport. Un petite voix soufflait à la jeune fille qu'elle ferait mieux de se mettre à l'espagnol et qu'elle ferait mieux de copiner avec Soledad. Elle risquait de la voir plus souvent que son cher paternel. La preuve, elle l'avait bien entendue rentrer il y a un quart d'heure, mais il ne s'était toujours pas souvenu de sa présence dans l'appartement. Elu papa de l'année ! Elle finit alors par lâcher un soupir. Il semblait qu'elle allait devoir aller se rappeler à son bon souvenir, elle. Elle finit d'ailleurs par se lever et quitter doucement sa chambre. Elle le trouve dans le salon, au fond de son canapé, un verre à la main. Il lève un peine un œil vers elle. « Ah, t'es debout ? » Elle jeta un coup d’œil par la fenêtre. C'est vrai qu'il faisait nuit, mais avec le décalage horaire, elle ne s'en était pas rendue compte. « Décalage horaire... » marmonna-t-elle. « Ah oui... Ta chambre te plait ? Si t'as besoin de quelque chose, parles en à Soledad, elle ira te l'acheter. » Il ne levait même pas les yeux vers elle. Et donnait surtout l'impression de s'en fiche royalement, ne levant même pas les yeux vers elle. « D'accord... » Elle reste alors là, sans bouger, attendant une autre réaction. Qui ne vient pas. Enfin si, mais longtemps après. Il relève les yeux vers elle. « Tu as besoin d'autres choses ? » Bon, et bien il semblerait la discussion père-fille allait s'arrêter là.

Elle fourra un dernier pull dans son sac avant de le refermer en montant la fermeture d'un coup sec. « Mademoiselle, vous devriez pas faire ça ! » Tentait Soledad, son accent tentant de couper le silence. Elle était bien la seule personne à avoir un tant soit peu prêté attention à la jeune fille dans cette maison. Mais bon, pour une gamine de 16 ans, l'attention de la femme de ménage, ce n'était pas vraiment ce qu'elle voulait. Mais c'était attaché à la vieille femme hispanique. D'ailleurs elle se tourne vers elle avec un petit sourire avant de l'attirer contre elle. « Merci pour tout Soledad. » Puis elle se redressa, gardant un main pausé sur son épaule. « Mais il ne veut plus de moi ici. Il n'a jamais voulu de moi dans sa vie. » Elle peut voir l'inquiétude dans les yeux de la femme. Elle se fait du soucis pour elle, se demande ce qu'elle va devenir. A 16 ans, décidé de fuguer, c'est vraie que ce n'était peut-être pas la solution idéale. Mais elle n'en voyait plus d'autres. Elle ne supportait plus cette appartement. Elle s'écarta donc de Soledad, attrapant son sac avant de se diriger vers la porte. « Tout va bien se passer. Ne t'en fais donc pas pour moi. Un jour je viendrais te rendre visite et tu me présenteras ta petite-fille. Depuis le temps que tu m'en parles. »

Son cœur battait la chamade. Miyu en avait déjà fait des conneries. Mais cela avait toujours été pour attirer l'attention de ses parents. Elle cherchait les ennuies, les voulaient. Plus elle frapperait fort, plus elle avait une chance de les voir s'inquiéter pour elle. Ou au moins être agacer. Mais difficile de leur décrocher le moindre petit sentiment. Enfin, cette fois-ci, elle tentait surtout de survivre. Et ne surtout pas attiré l'attention. Elle avait réussis à glisser deux poires dans son sac à dos et un paquet de jambon sous son pull. Et quand elle parvint à sortir de la supérette sans attirer qui que ce soit, un profond sentiment de soulagement l'avait envahi. Elle se promit à elle-même que se serait la dernière fois. Demain, elle commençait ce petit boulot dans une boulangerie -le seul endroit où on la prenait sans qu'elle n'ait 18 ans-. Mais elle ne saura que quelques semaines plus tard qu'elle ne tiendrait jamais cette promesse. Pire que ça, elle allait devenir une grande voleuse, spécialiste dans l'arnaque de faux bijoux de marques.

« Vous êtes dans un sacré pétrin miss Komatsu. » Miyu remonta ses poignets, faisant tinter les menottes qui les enserraient. « Je ne m'en étais pas rendu compte... » Marmonna-t-elle sarcastique. Elle s'était faites attraper par les fédéraux alors qu'elle négociait la vente de fausses montre de grandes marques. L’échec était encore cuisant dans son esprit. C'était même presque douloureux. « Et vous tentez même de faire de l'esprit ? » Elle haussa les épaules, les mains entre ses genoux. « Faut bien que je trouve comment passer le temps, non ? » L'agent ne la trouvait pas drôle lui apparemment. Bah, l'humour c'était tellement subjectif. « Mais ce doit être votre jour de chance mademoiselle. On vous propose un marché. » Elle fronça les sourcils. Elle n'avait absolument rien à offrir. Ses associés du moment avait été pris avec elle. Elle n'avait absolument rien d'autres à leur offrir. Quel genre de marché pourrait-ils passé avec elle ? Elle n'en avait absolument aucune idée. « Il existe un projet gouvernemental top-secret qui nécessite des volontaires. Si vous acceptez, votre casier entier sera effacé. En échange, vous subirez juste quelques expériences. » Elle sentait bien que le quelques était un euphémisme. Une part d'elle avait envie de demander en quoi consistait exactement tout ça. Mais une petite voix lui soufflait qu'elle n'obtiendrait pas de réponses. Pas avant d'accepter. Et puis effacer son casier, ce n'était pas rien. Certes, ils l'avaient arrêté pour des montres, mais elle était recherché pour un tas d'autres affaires. Et entre la prison -et les dommages et intérêts qu'elle allait devoir versés aux marques- et un petit détour auprès de scientifiques un peu dérangés, le choix était finalement facile. Elle laissa échappé un petit soupir. « D'accord ! » L'agent eu un sourire. « J’espère que tu aimes les chats sauvages. Il me semble que c'est ce qu'ils ont prévues pour toi... » Qu'il passe subitement au tutoiement ne lui plu pas du tout. Comme si subitement, elle ne méritait même pas un peu du respect qu'on donnait aux être humains.

Assise dans la salle des opérations, Miyu se disait, pour la énième fois, qu'elle avait fait le pire marché de sa vie. Une constatation qui ne cessait de la poursuivre depuis la première fois qu'elle l'avait fait, il y avait plus d'un an, alors qu'elle subissait sa première expérience en tant que cobaye. Des souvenirs qui lui faisait encore avoir des cauchemars aujourd'hui. Et cela risquait d'être à vie. On l'avait jugée enfin apte au service la semaine dernières, ce qui signifiait qu'elle allait sûrement subir moins d'expérimentations. Mais qu'elle allait avoir un agent de terrain comme partenaire. Elle l'attendait d'ailleurs, s’apprêtant à faire sa connaissance. Mais elle se doutait qu'il allait surtout être là pour la surveiller. La porte s'ouvrit d'ailleurs et un séduisant grand blond apparut. « Agent Komatsu ? » Agent... Trop d'honneur. Pourtant, elle ne sentit aucun sarcasme dans sa voix. Pas comme dans celle des autres militaires. Comme si eux, les cobayes, étaient juste une bonne blague. « Miyu. Juste Miyu suffira. » Répondit-elle en se levant. Il eut un petit sourire et encore une fois, elle fut désarçonner de n'y déceler aucune méchanceté. Juste de la sincérité. « Jonathan Neals. Mais John suffira. » Ce fut son tour à elle d'avoir un sourire. Elle commençait à l'apprécier ce type. Ce ne serait peut-être pas une torture de travailler avec lui.

Avec une légère grimace de douleur, Miyu se laissa tomber sur le lit de la chambre d'hôtel. Ils avaient réussi à mener à bien leur mission, mais cela s'était fait en prenant des risques. Elle pouvait d'ailleurs sentir le regard désapprobateur de John sur elle. Pourtant, elle ne prit pas la peine de relever la tête vers lui alors qu'il prend la parole. « Tu as pris trop de risques ! » « On avait pas le choix. Brighton a plombé le plan en deux minutes. » Ouais, lui il était doué pour tout foutre en l'air. Il s'agissait d'un autre agent, un collègue de John, envoyé en renfort au vu de la difficulté de cette mission. De toute façon, Miyu ne le supportait pas. Et encore moins depuis que ce crétin l'avait embrassé de force. Et si elle n'avait pas balancé un parfait coup de pied dans son anatomie, il aurait sans doute tenté plus. Ce type était juste une ordure et elle n'avait qu'une hâte, pouvoir travailler de nouveau seule avec Jonathan. C'était bien mieux. « C'était pas une raison pour te mettre en danger ! » Cette fois-ci, elle se redresse pour le regarder alors qu'elle sent son inquiétude percer dans sa voix. « Je vais bien John. De toute façon il valait mieux moi que toi. Je sais retomber sur mes pattes. Et je suis même plus totalement humaine, alors... » Lorsqu'elle croise son regard, elle est étonnée par la colère qu'elle voit briller dans son regard. Et avant qu'elle ne puisse dire quoique ce soit, il est sur elle, la forçant à se rallonger avant de se tenir au dessus d'elle, en appuie sur ses bras. « Je t'interdis de dire une chose pareille. Même pour plaisanter. » Il libère une de ses mains, dégageant alors son visage d'une mèche de cheveux. « T'es plus humaine que beaucoup. » « Dis pas n'importe quoi. » Murmure-t-elle alors. Mais elle doit bien l'avouer, elle est complètement troublée. Elle sent même ses joues passés lentement au rouge. Mais dans son regard, elle voit parfaitement qu'il est sérieux. Quand il se penche pour l'embrasser, elle n'est finalement même pas surprise et tend même ses lèvres vers lui. Le baiser le plus doux et le plus tendre de sa vie. Elle en oublie même ses courbatures, alors qu'il finisse par rouler sur le lit.

Elle s'efforçait de rester calme, de ne ne pas montrer ses émotions au scientifique qui tenait ce fichu morceau de papier qui venait de changer sa vie. Enfin, elle s'en doutait déjà avant qu'on le lui annonce pour de vraie, il aurait fallut être stupide pour ne pas s'en rendre compte. Surtout qu'elle avait bien appris à écouter son corps. Elle avait fait la bêtise de tomber enceinte. On pouvait pas non plus dire qu'elle l'avait fait exprès. Mais maintenant, elle avait peur de ce qu'ils allaient lui dire. On pouvait voir à sa tête que le fait qu'un de leur sujet tombe enceinte ne faisait pas du tout parti de leur plan. « Nous ne sommes vraiment pas content de vous agent Komatsu. » Sans blague... Pourtant, elle retint le sarcasme qui voulait s'échapper de ses lèvres. Cela n'allait pas du tout l'aider. « Mais ton... état, nous donne finalement d'autres opportunités. » Elle réprime un frisson et se retient de poser sa main sur son ventre. Ils vont faire de son bébé un cobaye et cette idée la révolte complètement. Mais que pouvait-elle faire ? « Il ne reste que toi. Qu'allons nous faire de toi ? » La question qu'elle même se posait. Mais quelque chose dans le regard de son interlocuteur lui disait qu'il avait déjà trouver. « En réalité, deux possibilités s'offrent à toi. La première, on te renvoie dans l'unité scientifique, ce qui signifie que tu vas encore plus souffrir et tout tralala qui s'en suit. » Elle aurait bien déjà grimacé d'avance en y pensant. Et elle savait que là, elle allait se transformer en cobaye ad vitam aeternam. « Ou, tu nous donnes le nom du papa, parce que oui, on se doute que tu n'es pas la vierge marie. Si tu nous le donnes, tu retournes dans le service actif et avec même un peu de chance, on te laissera voir ton enfant. De temps en temps. » Donner John ? C'était hors de question. Absolument impossible. Dieu sait ce qu'ils allaient lui faire. Et elle n'invoquait que rarement la religion. « Miyu... Ce n'est pas une décision difficile pourtant... » Non, c'est vrai. En fait, elle sait parfaitement ce qu'elle doit faire. Et ce qu'elle doit dire. « Brighton. L'agent Brighton. »

La douleur avait été insoutenable, effroyable et surtout il lui était impossible de l'arrêter. Pourtant, elle l'avait oubliée à l'instant où elle l'avait entendu. Ce petit être qu'elle venait de mettre au monde. En fait, elle aurait pu recommencer là maintenant à ressentir tout ça si c'était pour pouvoir entendre de nouveau ce magnifique son. Elle avait porté ce bébé en elle pendant 9 mois, obligée d'être enfermer dans le bâtiment scientifique avec si peu de visite. Elle ne savait même pas ce qu'ils avaient pu dire à John. Sûrement pas la vérité. Cette histoire de bébés les a pris par surprise bien trop brutalement. Mais à cet instant précis, elle s'en fichait pas mal. Tout ce qu'elle voulait c'était pouvoir prendre son bébé dans ses bras. Elle tend d'ailleurs ses bras dans sa direction. Mais c'est un regard noir qui lui répond, le regard d'une des sage femme. « On m'avait promis... » Oui, on lui avait dit qu'elle pourrait serrer son bébé dans ses bras. Qu'elle pourrait même lui rendre visite à chaque fois qu'elle le désirait. « J'ai des ordres à suivre. » Lui dit-elle tout simplement. Elle relaissa tomber ses bras. On lui avait menti. Elle se demandait pourquoi elle l'avait cru, d'ailleurs. C'était naif. « Dites moi au moins si c'est une fille ou un garçon. Dites le moi ! » Mais on éloignait son bébé, la sortait de la chambre. Elle se debatit alors. Elle sentit plus qu'elle ne vit l'aiguille s'enfoncer dans son bras. « Dites le moi ! » Cria-t-elle une dernière fois avant que le sédatif ne fasse effet qu'elle ne retombe sur la table de travail mollement.

Il avait beau faire incroyablement sombre dans cette chambre, elle savait très bien qui entrait dans cette chambre. L'un des bonus de tout ce qu'elle avait subis avec ses satanés expériences. Voir dans le noir, elle aimait ça. Surtout là, quand ça lui permettait de voir le visage de l'homme qu'elle aimait avant que lui ne puisse la voir. C'est ce qui lui permet aussi de se déplacer sans qu'il puisse l'entendre. Et avant qu'il ne s'en rende compte, elle s'est glisser dans ses bras. « Miyu. » Murmure-t-il en la serrant contre lui à son tour. Juste ça lui fait du bien. Il lui avait tant manqué. « Qu'est ce qu'ils t'ont fait ? » L'espace d'un instant, elle fut tenté de tout lui dire. De lui raconter qu'il était papa maintenant, mais qu'elle avait échoué, et bien comme il fallait à protéger leur enfant. Non, elle ne pouvait pas lui raconter tout ça. Il n'avait pas à porter ce fardeau lui aussi. Elle releva donc la tête, tentant d'arborer un sourire. « A ton avis ? Toujours la même chose avec eux. Apparemment, je suis pas encore assez performante. Mais ils ont rien réussi à améliorer chez moi. Pourtant je leur ai dit que tant qu'à faire, ils auraient du me donner des yeux bionique. Je suis sure que je serais sexy comme ça. » A la tête que fit Jonathan elle comprit qu'elle venait de parvenir à le détendre un peu. Il avait du passer des mois à s'inquiéter pour elle. C'était à elle de tenter de le calmer, de le rassurer. Il ne lui faut alors qu'un quart d'instant pour fondre sur ses lèvres. Avec un sourire, elle l'attire en direction du lit.

« Viens avec nous Miyu ! » Ce qu'elle aimerait dire oui. Il y a encore quelques temps, l'idée de s'enfuir aurait été la plus merveilleuse du monde pour elle. Mais maintenant... « Je ne peux pas Ozalee... » Son amie ne semble pas vraiment tout comprendre. Du moins pas pour ça. En même temps, comment le pourrait-elle ? Elle ne sait pas tout. « Par pitié, dis moi que c'est pas à cause d'un mec ? » Jonathan est une des raisons, mais pas la principale. Après tout, elle pourrait toujours trouver le moyen de le rejoindre quelques part une fois dehors. Elle n'avait aucun doute la dessus. « Non, c'est pas ça... » « C'est quoi alors ? Dis moi ! Je comprends pas comment on peut vouloir rester ici. Après tout ce qu'ils nous ont fait subir. » Miyu ne put retenir un soupir. Elle laissa alors tout simplement ses yeux dérivés vers la fenêtre, sur le bâtiment qui y fait face. Ce nouveau bâtiment qui avait résonner comme l'horreur pour beaucoup des femmes ici. D'ailleurs Ozalee comprend immédiatement. « Non pas toi... » Miyu tourne finalement le regard vers elle. « Si. Je ne pourrais pas partir tant que je ne parviendrais pas à retrouver mon bébé. »

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MessageSujet: Re: MIYU + somebody shine a light   Lun 21 Sep - 19:14

Tu sais que t'es belle toi ? Cool
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sujet chat sauvage
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MessageSujet: Re: MIYU + somebody shine a light   Lun 21 Sep - 23:16

Pas autant que toi Cool

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MessageSujet: Re: MIYU + somebody shine a light   

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